RENAUD COLLETTE une voie qui a de plus en plus d’échos en Wallonie …

Le verviétois en trois saisons, a pris sa place de titulaire sur le podium protocolaire du VOO Tour des Régions Wallonnes et très bientôt sur le Grand Prix de Wallonie organisé le 13 septembre prochain. (JM Hecquet)

Comment il a  atterri dans le cyclisme ?

Fan de vélo depuis le plus jeune âge, Renaud Collette a porté le projet DirectVélo Belgique, avec son comparse Francis Spruyt, durant 6 années, de 2008 à 2014 précisément. C’est ainsi qu’il a vécu des dizaines et des dizaines de courses de l’intérieur. « Je faisais environ 50 jours de course par an. J’ai noué des contacts durant ces belles années, que ce soit avec les coureurs, les staff ou avec les organisateurs. »


Après avoir stoppé DirectVélo, faute de temps dû à un job de journaliste contraignant (il travaille pour plusieurs télévisions) et à la pratique de son sport (football), il décide alors d’intégrer plusieurs organisations cyclistes afin de rester dans ce milieu qu’il affectionne. « J’ai d’abord rejoint la Société Flèche Ardennaise, qui organise la Flèche Ardennaise (célèbre classique pour espoirs-élites) et Aubel-Thimister-Stavelot (ex-Liège-La Gleize, l’une des plus belles et plus difficiles épreuves par étapes au Monde pour juniors). Ensuite, le CC Hawy, qui organise le Triptyque Ardennais et le Grand Prix de la Magne. J’en ai profité également pour me lancer comme speaker sur ces épreuves et sur d’autres puisqu’on me l’a proposé, sans doute grâce à mon métier. Je suis d’ailleurs aussi devenu speaker RadioTour pour la Fédération Belge de cyclisme.
En 2016, j’ai eu l’opportunité, grâce à Christophe Brandt et son équipe, de découvrir les joies du speaking sur le Tour de Wallonie et le Grand Prix de Wallonie. Je les remercie d’avoir pensé à moi et les félicite pour le boulot qu’ils accomplissent chaque année. »

Ce bonheur d’être sur les routes du TRW et du GPW, il le partage avec un ami Jacques Ninane, revendiquant un réel plaisir d’être en duo avec lui. « On s’amuse comme des gamins et j’espère que le public le ressent aussi. »
 La préparation ?
« C’est important d’être très bien préparé avant de débarquer sur les courses. Pour cela, il faut un maximum de notes. Je commence d’abord par préparer l’épreuve dans sa globalité (présentation globale de la course, le parcours, le palmarès, les statistiques, etc). Ensuite, j’en viens aux coureurs et à leurs résultats. On se nourrit des sites tels que ProCyclingStats ou DirectVélo pour récolter tout cela. Bien sûr, il y a des coureurs que l’on connaît très bien. D’autres moins. Mais chaque coureur a sa petite carte de visite dans mon cahier avec au moins une ou l’autre performance/anecdote à son sujet. Évidemment, je suis la saison cycliste de janvier à novembre. Et donc c’est déjà un plus de savoir l’évolution d’une bonne partie du peloton durant l’année. »
Sur des épreuves comme le Tour de Wallonie, il doit aussi travailler le côté touristique de la course. « Donc, selon les étapes par où on passe, on essaie d’aller chercher les quelques infos « patrimoine » afin d’apporter cette petite touche historique. »
 Que fait-on le jour J ?

« On se lève assez tôt et on rejoint la ville départ pour animer la présentation des coureurs chaque jour. On commence généralement 2h avant le départ. Sur le Tour de Wallonie et le Grand Prix de Wallonie, il y a le côté festif qui n’est pas à négliger. Il ne s’agit pas seulement de présenter bêtement les coureurs. On se doit aussi de jouer avec le public, de faire des jeux concours, de parler d’autres choses que le vélo en tant que tel, de mettre de l’ambiance tout simplement. Ajoutez à cela alors la présentation des coureurs durant laquelle on en profite pour réaliser quelques interviews. »
Ensuite, une fois le départ terminé, le duo file à l’arrivée. Là, il s’adapte selon le timing de la course et on informe donc le public du déroulement de celle-ci. « Mais on continue à garder ce côté festif. C’est-à-dire qu’on n’hésite pas à faire bouger le public. Cette année, au TRW, on a réussi quelques « ola » à Namur, à La Roche-en-Ardenne et à Waremme. Les gens appréciaient, c’était la fête du cyclisme. Et ça permet au public de se divertir en attendant le passage/l’arrivée des coureurs.
On termine en animant la cérémonie protocolaire, un exercice toujours très compliqué. Et on essaie que la température augmente un maximum lorsque les coureurs se présentent sur le podium. »
« Je pense qu’avec Jacques Ninane, on forme un duo complémentaire. Lui est plutôt dans l’animation, c’est son dada. Tandis que personnellement, je suis plutôt dans l’information pure, c’est-à-dire faire vivre au mieux la course. Bien sûr, je tente aussi d’animer un maximum et d’épauler Jacques sur ce plan. A ce niveau-là, je crois que le Tour de Wallonie 2018 fut un grand cru, en atteste l’ambiance aux différentes villes étapes. »
 
 
Fiche signalétique :
Nom : COLLETTE
Prénom : Renaud
Age : 27 ans
Profession : journaliste TV
Lieu de résidence : Verviers